L’économie française en pleine rechute : une rentrée difficile pour les Français

L’autosatisfaction du gouvernement et du Président de la République n’aura pas résisté longtemps à la réalité de la situation économique : la France n’est pas sortie de la crise et la croissance a été nulle au deuxième trimestre (+0,0%).

L’investissement des entreprises a fortement ralentit (de +1,9% au premier trimestre à +0,7% au deuxième), la consommation des ménages subit le coup de l’aggravation du chômage et de la politique d’austérité sans précédent menée par le gouvernement et recule fortement (-0,7%). Les exportations stagnent (+0,0%). Seul le repli des importations (-0,9%) évite le retour à une croissance négative.

Ces résultats du deuxième trimestre ainsi que les estimations de la Banque de France pour les trimestres à venir rendent évident que la prévision de croissance de 2% pour 2011 ne sera pas atteinte. Celle pour 2012 devient encore plus irréaliste.

Le gouvernement ne peut nier sa responsabilité et avancer des explications partiales, elle est accablante : la politique d’austérité sans précédent et l’incohérence de la politique industrielle ont cassé la reprise sans réduire les déficits. Et que dire des actions menées au niveau européen et international ? Au-delà des discours de bonnes intentions, seules des demi-mesures ont été adoptées et l’Europe s’enfonce dans une crise sans précédent.

Il est plus que temps de réagir !

Le Parti socialiste propose depuis plusieurs mois des mesures tant nationales qu’européennes. Pour retrouver le chemin de la croissance et créer à nouveau des emplois, seul moyen de rétablir les recettes publiques et donc lutter contre les déficits, nous devons :

•       Mettre fin à la politique d’austérité sans précédent engagée par le gouvernement, qui n’a eu pour seul effet que de casser la reprise et de dégrader les comptes publics, à l’inverse des effets recherchés.

•       Mener une politique industrielle cohérente et ambitieuse dont l’objectif n’est pas la réduction du coût du travail, qui ne fera que nous enfermer sur des secteurs à faible valeur ajoutée, mais de permettre la montée en gamme de notre production et la constitution de filières solides.

•       Lancer enfin une politique de l’emploi qui permettra aux millions de Français touchés par le chômage de retrouver le chemin du travail, ce qui commence par la création de 300.000 emplois d’avenir et une politique de répartition plus juste des revenus pour soutenir la consommation.

•       Approfondir l’action au niveau européen avec la mise en place de politiques budgétaires communes, la mise en œuvre d’une taxation des mouvements de capitaux, l’émission d’eurobonds, le renforcement de la coopération et de la coordination économiques et fiscales, et la création d’une agence publique de notation. 

•       Le gouvernement doit réviser ses prévisions de croissance pour 2012 et annoncer immédiatement les mesures prises pour réduire le déficit : annulation de l’allègement de l’ISF et ses 2 milliards d’euros de cadeaux aux plus aisés, suppressions des exonérations sur les heures supplémentaires et l’ensemble des cadeaux fiscaux de manière à, dès 2012, soutenir la croissance et lutter contre l’endettement et le déficit. Le Parti socialiste propose une réforme fiscale ambitieuse qui fasse contribuer les plus aisés et les revenus du capital au financement des investissements d’avenir et des solidarités et à la réduction de l’endettement.

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