LE PRESIDENT

Biographie

Origines, études et famille

François Gérard Georges Hollande est le fils du docteur Georges Hollande, médecin ORL favorable à l’Algérie française2 et de Nicole Tribert, assistante sociale.

Il passe son enfance à Bois-Guillaume, ville résidentielle sur les hauteurs de Rouen, où il est élève au pensionnat Jean-Baptiste-de-La-Salle de Rouen. Il est ensuite élève au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine. Licencié en droit de l’université de Paris II Panthéon-Assas, diplômé de HEC Paris3, de l’Institut d’études politiques de Paris4, il sort 7e de l’École nationale d’administration (ENA), dans la promotion Voltaire2.

À la fin des années 1970, il fait la connaissance de Ségolène Royal lors d’une soirée de l’ENA (également de la promotion Voltaire). Le couple Royal-Hollande, non marié, a eu quatre enfants : Thomas (1984), Clémence (1986), Julien (1987) et Flora (1992). Leur séparation est annoncée au soir du second tour des élections législatives de 20075. Il officialise alors son union avec la journalisteValérie Trierweiler, qui était sa compagne depuis plusieurs années ; cette union était restée cachée lors de la campagne de Ségolène Royal.

Carrière politique

Débuts

  • En 1974, il préside la section de l’UNEF à l’Institut d’études politiques de Paris. Il entre à HEC Paris, et y préside le comité de soutien à la candidature de François Mitterrand.
  • En 1979, il adhère au Parti socialiste, et devient, grâce à Jacques Attali, conseiller de François Mitterrand pour les questions économiques.
  • En 1980, sorti de l’ENA, il devient auditeur à la Cour des comptes. Il est également, à cette époque, maître de conférences à l’IEP de Paris.
  • En 1981, à la suite de l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République, il devient chargé de mission (toujours à propos d’économie) pour l’Élysée, à l’époque où le nouveau pouvoir entame sa politique de relance par la demande (relance keynésienne) et de nationalisations. Lors des élections législatives de juin 1981, François Hollande se présente contre Jacques Chirac dans la troisième circonscription de la Corrèze, mais, avec 26 % des voix, il est battu, et Jacques Chirac l’emporte dès le premier tour.
  • En 1983, il est directeur de cabinet de deux porte-parole successifs du gouvernement Pierre Mauroy : Max Gallo et Roland Dumas. La même année, il échoue aux élections municipales, mais devient conseiller municipal d’Ussel (en Corrèze).

De la députation à la direction du PS

  • Aux élections législatives de 1988, qui font suite à la réélection de François Mitterrand, il se présente une nouvelle fois en Corrèze, mais change de circonscription. Avec près de 53 % des suffrages exprimés, il est élu député de la première circonscription de la Corrèze.
  • De 1988 à 1991, il est professeur d’économie en 3e année de l’Institut d’études politiques de Paris.
  • En 1989, il quitte Ussel, où il est conseiller municipal d’opposition depuis six ans, pour se présenter à Tulle ; il devient adjoint au maire de la ville, le communiste Jean Combasteil. L’année suivante, il soutient la motion Mauroy-Mermaz-Jospin au congrès de Rennes.
  • En 1993, il perd son mandat de député en étant battu par Raymond-Max Aubert (RPR). Il prend la présidence du club « Témoin » de Jacques Delors, qu’il conserve jusqu’en 1997.
  • Lors des élections municipales de 1995, la gauche perd Tulle, et Raymond-Max Aubert en devient le maire.

Magistrat de la Cour des comptes, François Hollande dispose d’une équivalence (CAPA) lui permettant d’exercer la profession d’avocat : il travaille quelque temps dans le cabinet de son ami Jean-Pierre Mignard.

  • En novembre 1994, il devient secrétaire national du Parti socialiste chargé des questions économiques.
  • En 1995, après la renonciation de Jacques Delors, dont il soutenait la candidature à l’élection présidentielle, il se rapproche de Lionel Jospin, qui fait de lui un des porte-parole de sa campagne présidentielle.
  • En octobre 1995, après sa défaite face à Jacques Chirac, Lionel Jospin nomme François Hollande porte-parole du PS.

Un des chefs de l’opposition à la droite

François Hollande pendant un meeting de soutien à Ségolène Royal, lors de lacampagne présidentielle de 2007.

En 1997, après la victoire de la gauche plurielle, François Hollande retrouve son siège de député (avec 54 % des suffrages exprimés), et Lionel Jospin est nommé Premier ministre. Ce dernier le choisit pour lui succéder au poste de Premier secrétaire du parti, en novembre 1997.

Lors des élections européennes de 1999, François Hollande mène la liste PS/PRG/MDC, qui arrive en tête avec 21,95 % des suffrages devant la liste RPF menée par Charles Pasqua et Philippe de Villiers (13,05 %) et la liste RPR/DL menée par Nicolas Sarkozy (12,82 %). Il siège au Parlement européen jusqu’au 17 décembre 1999, date à laquelle il renonce à son mandat10. Il devient cette même année vice-président de l’Internationale socialiste. En 2001, il est élu maire de Tulle par le nouveau conseil municipal, la liste qu’il conduisait l’ayant emporté avec 53,1 % des voix au premier tour des élections municipales.

Après le retrait de Lionel Jospin de la vie politique à la suite de son échec à la présidentielle en avril 2002, François Hollande est réélu député le 16 juin 2002, avec 52,92 % des suffrages exprimés au second tour.

Lors des élections régionales et cantonales de 2004, alors que la popularité du gouvernement Raffarin est au plus bas, le Parti socialisteremporte 24 des 26 régions françaises et les deux tiers des cantons renouvelables (51 des 100 départements ont ainsi un président de gauche). En juin suivant, le PS obtient 28,9 % des suffrages aux élections européennes, un record pour ce scrutin.

Toujours en 2004, il prend position pour le « oui » à la Constitution européenne et s’oppose ainsi au numéro deux du parti, Laurent Fabius. Il organise un référendum interne au PS sur la question : le 1er décembre, les militants votent « oui » à 59 %. S’il laisse son poste de numéro deux à Laurent Fabius, il remplace plusieurs des partisans du « non » au Secrétariat national par des promoteurs du « oui », dont un certain nombre de ministres de Lionel Jospin : Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn, Jack Lang, etc. Il sort finalement affaibli duréférendum du 29 mai 2005, où la majorité des Français, et des sympathisants socialistes selon les sondages, ont voté « non ».

Au congrès du Mans de 2005, la motion dont il est le premier signataire (aux côtés de Martine Aubry, Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal, Julien Dray et Bertrand Delanoë) obtient 53,6 % des suffrages exprimés lors du vote des militants, une majorité moins confortable que celles obtenues précédemment (84 % en 1997, 73 % en 2000, 61 % en 2003). Voulant mettre fin à un an de discussions et de querelles, François Hollande choisit de proposer une synthèse aux courants minoritaires, qui l’acceptent. Le 24 novembre 2005, seul candidat, il est réélu Premier secrétaire du PS, avec 76,96 %. Il est alors considéré par ses détracteurs comme l’homme de la « synthèse molle ».

En 2006, devant la montée des intentions de vote en faveur de sa compagne Ségolène Royal, il renonce à se présenter à l’élection présidentielle de 2007, pour laquelle il a contribué à l’élaboration du programme socialiste. Après avoir gagné la primaire organisée par le PS, celle-ci est battue par Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle. Le 17 juin 2007, François Hollande est réélu député de la première circonscription de la Corrèze au second tour, avec 60,25 % des suffrages exprimés. D’après un classement effectué en 2010 par lesinfos.com, conduit par Bernard de La Villardière, il occupe la 411e place des députés les plus actifs17.

La liste qu’il conduit l’emporte à l’élection municipale de Tulle, au premier tour, avec 72,2 % des suffrages exprimés, contre la liste de droite. En application de la loi sur le non-cumul des mandats, il démissionne de son mandat de conseiller municipal de Tulle, l’un de ses proches, Bernard Combes, lui succédant en tant que maire. Dans le même temps, il est élu conseiller général de la Corrèze dans le canton de Vigeois, au premier tour, le 10 mars 2008, avec 54,8 % des suffrages exprimés, face au candidat UMP. Il accède, le 20 mars suivant, à la présidence du conseil général de la Corrèze, dirigé jusqu’alors par l’UMP Jean-Pierre Dupont.

Le 26 novembre 2008, à la suite du congrès de Reims, lors duquel se sont opposées de façon virulente différentes motions, Martine Aubry lui succède au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, qu’il ne briguait pas à nouveau.

Primaire présidentielle socialiste de 2011

François Hollande, en 2011

François Hollande, en 2011

Dans les mois qui suivent son départ de la direction du Parti socialiste, François Hollande travaille à la préparation d’un projet autour de trois grands axes : la production, la fiscalité et l’éducation ; pour ce faire, il lance notamment l’association « Répondre à gauche ». À partir de 2010, les sondages indiquent une progression des intentions de vote en sa faveur, et la presse se fait l’écho de ses ambitions en vue de la primaire présidentielle socialiste de 2011. Ayant conditionné sa candidature à sa reconduction à la présidence du conseil général de la Corrèze, il se déclare officiellement candidat à la primaire socialiste à Tulle, quelques heures après sa réélection, le 31 mars 2011.

Dans le cadre de la pré-campagne de la primaire socialiste, François Hollande apparaît comme le principal rival de Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI et favori des sondages. Les médias le présentent alors comme l’« anti-DSK », du fait de sa volonté de devenir un « président normal ». Dominique Strauss-Kahn est accusé d’agression sexuelle et arrêté à New-York le 14 mai 2011, ce qui empêche son retour en France avant la clôture des candidatures à la primaire. Sur la lancée d’un sondage de la TNS-Sofres publié par le Nouvel Observateur le 25 mai 2011 et retoqué ultérieurement par la Commission des sondages, François Hollande est considéré dans les médias comme le favori. Mais il doit faire face à la montée de Martine Aubry dans les enquêtes d’opinion à la suite de l’annonce, le 28 juin 2011, de la candidature de cette dernière. À partir de la mi-juillet, François Hollande est de nouveau en tête des sondages. Durant la campagne, il est notamment critiqué pour son bilan à la tête du Parti socialiste et à son manque d’expérience ministérielle.

Après avoir qualifié, en mai 2010, d’« illusion » un retour du déficit public à 3 % du PIB en 2013, il défend cette mesure et déclare que « le candidat qui annonce qu’il n’y aura pas d’effort supplémentaire après 2012 sera un président qui se parjurera  ». Il refuse, le mois suivant, l’inscription de la « règle d’or » sur les déficits dans la Constitution, mais propose une « loi de programmation » sur la réduction des déficits.

En septembre 2011, sa proposition d’abandonner la règle du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et de recréer 60 000 à 70 000 postes dans l’Éducation nationale lui attire des critiques.

Au soir du premier tour, le 9 octobre 2011, François Hollande réalise un score de 39,17 % des voix, devant Martine Aubry (30,42 %) et Arnaud Montebourg (17,19 %), et est ainsi qualifié, avec Martine Aubry, pour le second tour de la primaire socialiste. Pour le second tour, les quatre candidats éliminés au premier tour, Manuel Valls, Jean-Michel Baylet, Ségolène Royal puis Arnaud Montebourg, ont annoncé leur soutien à François Hollande.

Le 16 octobre 2011, il est élu candidat (des sympathisants de gauche et du Parti socialiste]] pour l’élection présidentielle française de 2012 face à Martine Aubry et appelle, pour son lancement de campagne présidentielle, à un grand rassemblement de la gauche. Il obtient plus de 56 % des suffrages.

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